Argent

Gérer son argent, Assurer son patrimoine ?

Accueil
ComprendreChoisir.com

Tout ce qu'il faut savoir sur l'épargne salariale

8,8 millions de salariés en France bénéficient d’une épargne salariale. Grâce à plusieurs dispositifs (intéressement, participation, Perco, PEE, actionnariat salarié…), ce surcroît de rémunération est assorti d'exonérations fiscales et sociales. Ce guide complet vous aidera à mieux comprendre pour bien choisir.

Voici un aperçu des points abordés dans notre guide pratique sur l'épargne salariale. Pour en savoir plus, cliquez sur les liens de votre choix.

Principe de l'épargne salariale : une épargne d'entreprise

null

null

L'épargne salariale est un complément de rémunération et aussi un outil d'économie et de placement.

Seul(e) l'appartenance ou le lien avec à l'entreprise permet d'accéder et de bénéficier d'un dispositif d'épargne d'entreprise.

Celle-ci est mise en place dans et par l'entreprise.

L'épargne salariale présente plusieurs caractéristiques :

CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES COMMUNES À TOUS LES DISPOSITIFS D'ÉPARGNE SALARIALE
Complément de rémunération ne se substituant pas au salaire de base.
  • L'épargne salariale est un « plus » qui se rajoute au salaire de base sans pouvoir le remplacer en tout ou partie.
  • Elle n'est pas la contrepartie mensuelle (ou autre) de l'effort individuel de travail suivant les conditions prévues au contrat de travail.
Complément de rémunération présentant un caractère collectif.
  • L'épargne salariale ne paye ni ne récompense les prestations, efforts et mérites individuels de travail du salarié pris isolément.
  • Elle « rémunère » et/ou s'adresse obligatoirement à des collectivités de salariés prises dans leur ensemble (service, département, établissement, entreprise, groupe) sans prise en compte de l'individu salarié en tant que tel.
Complément de rémunération présentant un caractère aléatoire. L'épargne salariale n'est pas soumise au principe de la contrepartie obligatoire propre au salaire :
  • lorsqu'elle dépend des résultats de l'entreprise (cas des dispositifs d'intéressement, participation, prime-dividendes, actionnariat), elle peut très bien être égale à zéro,
  • lorsqu'elle dépend de l'effort d'épargne du salarié (cas des abondements dans les dispositifs de PEE, PEI ou PERCO).
Complément de rémunération présentant un caractère souvent facultatif.
  • Les formules d'épargne salariale sont instaurées dans l'entreprise suivant la seule volonté, ou non, de l'employeur.
  • À l'exception des dispositifs de participation et de prime-dividendes (dont la mise en place et la prise d'effets sont conditionnés par l'effectif et/ou la forme de l'entreprise et/ou ses résultats).
Complément de rémunération non obligatoirement monétisé. L'épargne salariale ne prend pas forcément l'apparence d'une rémunération directe sous forme de somme d'argent.
Complément de rémunération non soumis à charges et/ou impôts. L'épargne salariale confère des avantages à l'entreprise et/ou aux salariés bénéficiaires sous forme de :
  • exonération de charges sociales,
  • exonération d'impôt sur le revenu,
  • exonération de taxes sur les salaires,
  • déductibilité fiscale.

Attention ! Ces avantages ne sont accordés que si les dispositifs d'épargne salariale présentent les caractéristiques figurant dans le tableau (non-substitution au salaire de base, caractère collectif, etc.). L'Urssaf et/ou le Fisc contrôlent le respect de ces caractéristiques.

En savoir plus : participation et intéressement

2 formules obligatoires d'épargne collective

Les deux dispositifs obligatoires d'épargne salariale sont la participation aux bénéfices et la prime-dividende.

La participation : une obligation liée au seul niveau de l'effectif

La participation aux bénéfices de l'entreprise présente 4 caractéristiques majeures :

  • un complément de rémunération à destination de salariés bénéficiaires (participation des salariés),
  • une forme d'épargne « récompensée » par un régime fiscal et social de faveur au bénéfice des salariés comme de leur employeur,
  • un mode collectif et aléatoire de rémunération se présentant sous la forme d'une redistribution d'une partie du bénéfice net réalisé par l'entreprise,
  • un dispositif obligatoire pour l'entreprise à partir de 50 salariés.

Sa mise en œuvre se fait via un accord de participation aux bénéfices, habituellement négocié et conclu entre l'employeur et les partenaires.

Le calcul de la participation aux bénéfices résulte d'une formule de calcul légale à laquelle il est possible de déroger (pour l'améliorer).

La participation est ensuite :

  • partagée et distribuée aux salariés par l'employeur en sus du salaire individuel contractuel ou conventionnel (base + éventuelles variables) habituellement dû,
  • bloquée pendant 5 ans :
    • durée pendant laquelle le salarié renonce à percevoir immédiatement la somme d'argent qui lui est due au titre de la participation,
    • au terme de la période, il peut percevoir cette somme en franchise d'impôt sur le revenu.

En savoir plus : déblocage participation aux bénéfices

La prime-dividende : sociétés commerciales versant plus de dividendes

La prime-dividende présente 4 aspects majeurs :

  • un complément de rémunération collectif et aléatoire,
  • une redistribution partielle aux salariés d'une partie, même faible, du dividende servi aux actionnaires,
  • un dispositif dont la mise en place ne devient obligatoire que considération faite de certaines caractéristiques de l'employeur,
  • un complément de rémunération bénéficiant d'un dispositif d'exonération de charges sociales.

Le montant de la prime-dividendes :

  • peut être inférieur à celui du dividende servi par la société,
  • peut être inférieur par salarié à celui du cumul des dividendes perçus par actionnaire (ou porteur de part) propriétaire de plusieurs actions (ou parts) à la fois sachant qu'une action (ou une part) génère un dividende à recevoir.

Les dispositifs facultatifs d'épargne salariale

Les différentes formules d'épargne salariale facultatives sont :

  • l'intéressement,
  • le plan d'épargne salariale : PEE, PEI et CET.

Intéressement : une prime incitative à la performance pour les salariés

L'intéressement est un complément de rémunération se présentant sous forme d'une prime collective :

  • devant bénéficier aux salariés c'est-à-dire à celles et ceux qui sont liés à l'entreprise par contrat de travail (lien de subordination) : intéressement des salariés,
  • pouvant bénéficier aux dirigeants voire à leurs conjoints dans certaines conditions,
  • mise en place et paramétrée dans et par un accord d'intéressement écrit et négocié.

Le calcul de l'intéressement se fait selon une formule négociée par les parties et aboutit sur la distribution d'une  prime d'intéressement pour chaque bénéficiaire.

PARAMÈTRES DE LA FORMULE DE calcul de L'INTÉRESSEMENT ET RESPECT DES PRINCIPES
CARACTÈRE ALÉATOIRE ET VARIABLE
  • L'intéressement est un complément de rémunération et non pas un élément de la rémunération obligatoire avec montant fixe et/ou garanti reçu par le salarié en stricte contrepartie de l'exécution de son contrat de travail.
  • Pour cette raison, le montant de la fraction de prime d'intéressement reçu par le salarié doit pouvoir varier d'une année sur l'autre et être égal à zéro en certaines occasions.
  • Les paramètres retenus ne peuvent donc :
    • ni aboutir à une prime d'intéressement dont le montant est à chaque fois identique ou évoluant dans une même étroite fourchette,
    • ni comporter un correctif garantissant un minimum de prime d'intéressement.
PÉRIODICITÉ DE CALCUL
  • La période de calcul retenue pour l'intéressement est, en général, l'exercice.
  • Cette période de calcul peut être différente de l'exercice comptable, fiscal ou social.
  • Si, toutefois, l'intéressement se réfère à des ratios et indicateurs établis dans le bilan comptable, la période de calcul doit coïncider avec l'exercice comptable dont les dates seront indiquées dans l'accord.
  • Les paramètres retenus :
    • correspondent donc habituellement à une périodicité annuelle à l'intérieur de laquelle ils produisent leurs effets,
    • peuvent retenir, néanmoins, une périodicité inférieure à l'année, à la condition que cette périodicité soit au moins égale au trimestre.

Attention ! Il ne saurait y avoir de période de calcul inférieure au trimestre, ni plusieurs périodes infraannuelles de durées différentes dans un accord. L'année ne peut être segmentée qu'en période de 3, 4 ou 6 mois.

FIXATION D'OBJECTIFS CLAIRS ET MESURABLES
  • La formule de calcul doit être claire et faire appel à des éléments objectivement mesurables (résultats, ratios, etc.) dont la définition figurera nécessairement dans l'accord.
  • Les paramètres retenus doivent donc s'articuler au sein d'une formule arithmétique faisant référence à des données en lien avec la vie de l'entreprise.

Attention ! L'accord doit préciser exactement les références de la base de calcul retenue et, le cas échéant, le document à partir duquel l'intéressement est calculé (liasse fiscale par exemple).

INCITATION À LA PERFORMANCE COLLECTIVE
  • L'intéressement récompense un effort collectif des salariés en vue de l'essor de l'entreprise.
  • Le lien entre le montant de la prime et la performance réalisée par l'entreprise doit donc être très étroit.
  • Les paramètres retenus :
    • doivent donc intégrer des données « peignant » le travail et les performances de la totalité ou d'un groupe défini de salariés,
    • ne peuvent ni mesurer ni intégrer des critères de performances individuelles limités au seul salarié/individu ou à leur addition.
ABSENCE DE PRÉVISIBILITÉ DU MONTANT DE LA PRIME
  • Parce qu'il est aléatoire, l'intéressement ne peut être prédéterminé à l'avance, ni au niveau de ses résultats, ni au niveau du montant de la prime à partager.
  • Les paramètres retenus ne peuvent donc permettre de mesurer et/ou anticiper résultat et montant de la prime d'intéressement avant la fin de la période retenue pour son calcul.

Attention ! Pour cette raison, une formule de calcul fondée sur un pourcentage du chiffre d'affaires ne saurait être admise, car garantissant de fait un versement des primes d'intéressement.

En savoir plus : définition intéressement

Plans et comptes d'épargne salariale : PERCO, PEE, PEI et CET

Voici quels sont les caractéristiques des différents dispositifs de plan d'épargne salariale :

CARACTÉRISTIQUES DES PLANS D'ÉPARGNE SALARIALE

INFOS PEE PEI PERCO CET
Objet Outil d'épargne à moyen terme pour ceux qui veulent épargner, non par dépôt sur un compte rémunéré (de type « livret »), mais par voie de placement en valeurs mobilières cotées sur les marchés (recherche du dividende et/ou de la plus-value de cession). Outil d'épargne à long terme pour ceux qui veulent se constituer un complément de retraite sous forme de placement en valeurs mobilières cotées sur les marchés (recherche du dividende et/ou de la plus-value de cession). Dispositif de gestion et consommation différée des temps de repos et/ou de la rémunération permettant :
  • indemnisation des absences sans salaire,
  • disponibilité de salaire en cas de besoin.
Important : les valeurs mobilières sont des placements fluctuants, haussiers comme baissiers et ni le paiement des dividendes ni la réalisation de plus-values de cession ne sont jamais garantis ou automatiques.
Contenu OPCVM (SICAV et FCPE) et Actions dont celles de l'employeur notamment si actionnariat salarié. OPCVM (SICAV et FCPE) et Actions, mais jamais celles des entreprises /employeurs. OPCVM (SICAV et FCPE), mais avec des conditions particulières quant à leur diversification et liquidités. Ligne de compte avec des avoirs individuels :
  • en temps,
  • en argent.
Durée/indisponibilité 5 ans. Jusqu'au départ en retraite. Selon le règlement du compte (accord collectif).
Bénéficiaires Salariés + dirigeants des PME (jusqu'à 250 salariés) et leurs conjoints si ceux-ci ont le statut d'associé ou de conjoint-collaborateur et si le règlement du plan le prévoit. Salariés + dirigeants si cumul mandat et contrat de travail.
Niveau de mise en place Périmètre :
  • entreprise elle-même,
  • groupe.
Collectivité d'entreprises. Périmètre : entreprise elle-même, groupe, collectivité d'entreprises. Périmètre : entreprise, établissement.
Obligation de mise en place En principe facultatif, mais obligatoire si l'entreprise comporte un accord de participation. Entièrement facultatif. Entièrement facultatif. Entièrement facultatif.
Modalités de mise en place En principe par voie de négociation (accord), mais exception : décision unilatérale de l'employeur si échec de la négociation. 3 voies : par négociation d'un accord collectif, par accord au sein du comité d'entreprise,par référendum au sein du personnel. En principe par voie de négociation (accord), mais exception : décision unilatérale de l'employeur si échec de la négociation. Négociation + conclusion impérative d'un accord collectif d'entreprise ou d'établissement.
Approvisionnement type de versements pour alimenter plan et/ou compte Salaire. Salaire. Temps : congés, RTT, repos compensateur pour heures sup. etc.
Argent personnel (autre que le salaire). Argent personnel (autre que le salaire)
Intéressement. Versements limités à 25 % de la rémunération brute annuelle du bénéficiaire (ou 25 % de son revenu professionnel imposé à l'IR), ou 25 % du plafond annuel de la Sécurité sociale pour les conjoints collaborateurs ou les salariés n'ayant perçu aucune rémunération au titre de l'année précédente. Intéressement. Versements limités à 25 % de la rémunération brute annuelle du bénéficiaire (ou 25 % de son revenu professionnel imposé à l'IR) ou 25 % du plafond annuel de la Sécurité sociale pour les conjoints collaborateurs ou les salariés n'ayant perçu aucune rémunération au titre de l'année précédente. Argent : salaire, intéressement, participation, etc.
Participation. Participation.
Abondement de l'employeur. Montant limité à 8 % du plafond annuel de la Sécurité sociale. Abondement de l'employeur. Montant limité à 16 % du plafond annuel de la Sécurité sociale.
Transfert des droits issus du CET. Transfert de fonds ou droits issus du : PEE, PEI ou du CET.
Sortie/liquidation (1) En capital (produit de la vente des valeurs mobilières). Choix (selon le contenu de l'accord de mise en place) : en capital, en rente viagère, voire panachage des deux. Choix (selon le contenu de l'accord de mise en place) : en temps (non travaillé et payé) ou en salaire.
Exonérations sociales OUI (exonération partielle toutefois). NON (sauf en cas de transfert vers un PEE, un PEI ou un PERCO).
Exonérations fiscales OUI (exonération partielle toutefois).

Plan d'épargne retraite collectif ou PERCO : complément retraite

Le plan d'épargne pour la retraite collectif ou PERCO est un dispositif d'épargne salariale sous forme de portefeuille de valeurs mobilières :

  • il a pour vocation la constitution d'un complément de retraite,
  • il doit être mise en place par un accord de PERCO négocié,
  • il s'adresse à certains bénéficiaires : PERCO retraite.

Logiquement, il comporte un volet investissementqui comprend :

  • en amont, le recueil d'un certain nombre de sommes résultant de versements volontaires (quelquefois obligatoires) de la part de l'adhérent-bénéficiaire du PERCO,
  • en aval, une politique de placement des sommes recueillies sous forme d'acquisition de valeurs mobilières devant présenter impérativement certaines caractéristiques et garanties.

Le plan PERCO étant un « plan épargne », il doit recevoir des versements pour être actif.

Ces versements sont opérés :

  • soit par le bénéficiaire du plan et lui seul,
  • soit par le bénéficiaire et son employeur, lequel procède, en ce cas, à des versements complémentaires de ceux du bénéficiaire appelés « abondement ».

Les sommes du plan PERCO sont en principe bloquées jusqu'à la retraite du bénéficiaire.

À noter : Le PERCO peut être doublement alimenté par de l'argent et/ou par du temps converti en argent.

En savoir plus : déblocage PERCO

Système d'épargne collectif : le plan d'épargne entreprise ou PEE

Le plan d'épargne entreprise est un système d'épargne collectif permettant aux salariés (voire aux dirigeants) de constituer, avec l'aide de l'entreprise, un portefeuille de valeurs mobilières dans des conditions fiscales et sociales avantageuses.

Cette formule d'investissement est fondée sur l'acquisition de valeurs mobilières faite au moyen de versements personnels de l'adhérent au plan.

Ces versements sont issus :

  • de sa rémunération de base ou de l'intéressement et/ou de la participation,
  • et d'une aide de l'entreprise : simple prise en charge des frais de fonctionnement ou abondement (versement complémentaire à ceux de l'adhérent au plan).

En savoir plus : déblocage PEE

Plan d'épargne interentreprises ou PEI : principe de mutualisation

Le principe du plan d'épargne interentreprises est la mutualisation.

Des entreprises, le plus souvent de petite taille voire de très petite taille, décident d'une instauration commune et du bénéfice partagé d'une formule identique d'épargne salariale.

Pour cela, elles initient une démarche commune de mise en place de cette formule d'épargne salariale.

Le PEI ne résulte pas d'un accord de groupe, il ne s'applique qu'à des entreprises n'ayant aucun lien financier et/ou juridique entre elles notamment par voie de :

  • filialisation,
  • et/ou détention par une même société mère ou par une holding de contrôle.

Le PEI a de nombreuses caractéristiques identiques au PEE :

PEI ET PEE : CARACTÉRISTIQUES COMMUNES
Épargne sous forme de portefeuille
  • Le PEI n'est pas un outil de placement de type « livret » (liquidités rémunérées), mais une formule d'investissement fondée sur l'acquisition de valeurs mobilières.
  • Cette acquisition se fait au moyen de versements personnels de l'adhérent au plan, issus :
    • de sa rémunération de base ou de l'intéressement et/ou de la participation,
    • et d'une aide de l'entreprise (notamment sous forme d'abondement).
Bénéficiaires
  • Par principe, le droit d'adhérer à un PEE impose d'avoir la qualité de salarié, peu importe la nature et/ou la durée du lien contractuel de travail et/ou les conditions de son exécution.
  • Certains chefs d'entreprises, dirigeants et leurs conjoints - entreprises de 250 salariés au plus - peuvent également bénéficier du dispositif du PEI, même en l'absence de contrat de travail.
Régime fiscal et social
  • Les sommes et valeurs inscrites en portefeuille sur le PEI sont indisponibles pendant une durée de 5 ans (courant à compter de la date d'acquisition des titres).
  • Pendant cette durée, l'adhérent au PEI n'a pas la liberté de liquider ses actifs pour les transformer en argent comptant.
  • En contrepartie de cette double contrainte (effort d'épargne du fait des versements + durée de blocage) le PEE offre des avantages sous forme d'exonérations fiscales et sociales tant pour le bénéficiaire du PEI que pour son employeur.
Modalités de mise en place
  • Négociation collective (partenaires syndicaux : au sein de la branche d'activité ou de l'entreprise).
  • Négociation avec le comité d'entreprise.
  • Ratification référendaire par le personnel.

Attention ! Pas de PEI mis en place unilatéralement par les employeurs.

Accord/règlement Formalisation impérative de la mise en place du PEI par un accord/règlement :
  • comportant des clauses obligatoires,
  • faisant l'objet de formalités internes et externes à l'entreprise dont celle du dépôt à la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi).
Alimentation du portefeuille Versements volontaires des adhérents (notamment de la rémunération, intéressement, participation, CET, etc.), mais soumis à plafonnement.
Blocage/sortie du plan
  • Indisponibilité des sommes et valeurs affectées au plan pendant 5 ans sauf cas de déblocage anticipé.
  • Possibilité de conserver ses avoirs sur le PEI au-delà de 5 ans.
  • Modalités de sortie du plan (procédure/formalités) fixées par l'accord/règlement.

Le compte épargne temps : stocker du temps

L'épargne en temps du CET permet :

  • de rémunérer des périodes non travaillées et non payées,
  • d'obtenir un surcroît de rémunération ou de se constituer une épargne salariale.

Il offre la possibilité aux salariés d'accumuler des droits en temps rémunérés - ou valorisés sous cette forme - en vue d'une utilisation à venir.

En savoir plus : compte épargne temps

Pour aller plus loin

Une sélection d'astuces.

  • Un doute sur la fiscalité épargne salariale ? Demandez un rescrit !Astuce
  • Déblocage PERCO : en capital ou en rente ?Astuce
  • PEE : augmenter le plafond de l’abondement de l’employeurAstuce

Questions / RéponsesComprendreChoisir.com

Consultez les questions de nos internautes et les réponses de nos spécialistes.

  • Les dispositifs d’épargne salariale sont-ils accessibles à tout le monde ?

    par jade91, le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Les dispositifs d’épargne salariale sont-ils accessibles à tout le monde ? »

    Réponse de charles , le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Oui et non. Au sein de l’entreprise, l’ensemble du personnel a, en principe, le droit de bénéficier des dispositifs d’épargne salariale, exception faite d’une insuffisance d’ancienneté lorsqu’une condition d’ancienneté est exigée ou de dispositifs s’... »

    Lire la réponse

  • Avantage sous forme d’épargne salariale

    par jade91, le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Un employeur peut-il décider de ne pas augmenter son personnel et de lui attribuer à la place un avantage sous forme d’épargne salariale ? »

    Réponse de charles , le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Non. En vertu du principe de non-substitution, aucun avantage découlant d’un dispositif d’épargne salariale ne peut venir remplacer un salaire dû ou à devoir. »

    Lire la réponse

  • Plan d’épargne d’entreprise et placements sous forme de SICAV ?

    par jacob, le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Un plan d’épargne d’entreprise peut-il comporter des placements sous forme de SICAV ? »

    Réponse de charles , le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Oui. Les plans d’épargne d’entreprise (PEE, PEI OU PERCO) peuvent inclure dans leurs formules de placement des SICAV. »

    Lire la réponse

  • Une association peut-elle mettre en place un dispositif de participation ?

    par alexis785, le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Une association peut-elle mettre en place un dispositif de participation ?  »

    Réponse de charles , le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Non. Seuls les employeurs dont la forme juridique est entrepreneuriale peuvent instituer la participation, d’autant plus que celle-ci requiert la réalisation d’un bénéfice fiscal pour son calcul. »

    Lire la réponse

  • Formule de calcul d’un accord d’intéressement

    par coralie, le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « La formule de calcul d’un accord d’intéressement peut-elle être assise simplement sur le chiffre d’affaires de l’entreprise ? »

    Réponse de charles , le Mon Dec 03 00:00:00 CET 2012

    « Non. Parce qu’il est aléatoire, l’intéressement ne peut être prédéterminé à l’avance, ni au niveau de ses résultats, ni au niveau du montant de la prime à partager. Les paramètres retenus ne peuvent donc permettre de mesurer et/ou anticiper résultat... »

    Lire la réponse

Posez votre question sur

Plus de guides

Une sélection de guides qui peut également vous intéresser.

  • Assurance professionnelleAssurance professionnelle

    Argent - Assurance

    Comment bien choisir une assurance qui protège les professionnels face aux risques de leur métier ?

    Lire le guide

  • Contrat de travailContrat de travail

    Guides Pratiques - Droit du travail

    Tout savoir sur le contrat de travail, de sa négociation jusqu’à sa rupture. Pour l’employeur et le salarié.

    Lire le guide

  • LicenciementLicenciement

    Guides Pratiques - Droit du travail

    Salarié ou employeur, quels sont vos droits et vos obligations concernant le licenciement ?

    Lire le guide

  • Mutuelle d'entrepriseMutuelle d'entreprise

    Argent - Assurance

    Découvrez les infos essentielles à comprendre pour bien choisir votre mutuelle d'entreprise.

    Lire le guide

Services partenaires

Les professionnels autour de vous

  • Snetaa FOSnetaa FO

    syndicats de salariés 75015 Paris

    Premier syndicat de l'enseignement professionnel public - Syndicat indépendant appartenant à la confédération FO