Choisir une urne funéraire : nos conseils

Le pourcentage de crémation en France est passé de 0.4 % des funérailles en 1975 à plus de 30 % aujourd’hui. L’augmentation exponentielle de cette pratique soulève de nouvelles interrogations chez les personnes, auxquelles nous nous proposons de répondre dans cet article. Que faire d’une urne funéraire après les obsèques ? Comment choisir la matière ou la dimension d’une urne funéraire ?

Les différents modèles d’urne funéraire

Il existe de nombreuses formes, matières, couleurs d’urnes cinéraires. Le choix de l’urne doit être orienté par sa destination. Après la crémation, les cendres pourront être, selon les volontés du défunt :

  • dispersées
  • inhumées
  • disposées dans une case de columbarium
  • scellées sur un monument funéraire

Pour une dispersion des cendres en pleine nature, le choix de l’urne se fera parmi des modèles biodégradables ou jetables. Pour une dispersion dans un jardin du souvenir, il est possible d’opter pour un dispersoir, une urne jetable qui s’ouvre par le fond, permettant, par un mouvement de balancier, de répandre de façon homogène les cendres. En cas d’inhumation ou de dépôt de l’urne dans un columbarium, le matériau choisi doit être durable et imputrescible : aluminium, laiton, bois, résine, granit, pierre, verre, céramique.

Cela rend possible l’exhumation, si nécessaire. Le scellement, sur une tombe ou un monument mortuaire, implique que le réceptacle contenant les cendres du défunt soit en pierre ou en granit.

Le prix d’une urne funéraire dépend de deux variables : la matière et la forme. Les modèles proposés vont du plus simple, en forme d’obus, au plus élaboré, avec des lignes design.

Le transfert d’urne funéraire ?

Les cendres d’un défunt, ayant, depuis 2008, le même statut légal qu’un corps, elles doivent être traitées avec respect et dignité. L’exhumation d’une urne reste possible, mais dans les mêmes conditions que celle d’un cercueil. La demande doit être effectuée par un membre de la famille auprès de la mairie du lieu d’inhumation. Ce parent doit pouvoir justifier de son lien de parenté, mentionner les raisons du transfert et la nouvelle destination de l’urne.

La législation ne permet plus le transfert de l’urne à un autre réceptacle (comme un bijou par exemple), la séparation des cendres ou la réunion des cendres du défunt avec les cendres d’une autre personne.

L’exhumation de l’urne ne peut donner lieu qu’à une inhumation sur un autre site ou à une dispersion, qui est, cette fois-ci, une décision irréversible. L’opération d’exhumation d’urne, c’est-à-dire l’ouverture de la tombe, de la case de columbarium ou de la cavurne, ne pourra être réalisée que par une entreprise de pompes funèbres.

A noter : l’immersion des cendres en mer vous oblige à utiliser une urne totalement biodégradable. En carton, en pâte à sel ou en sable, l’urne se dissout complètement très rapidement. Il existe également une nouvelle alternative après la crémation, l’urne Bios, contenant une graine, permettant à un arbre de pousser à partir des cendres d’un défunt.