Comment se déroule un enterrement bouddhiste ?

La mort, dans la religion bouddhiste, a une place particulière. Les bouddhistes croient en la réincarnation. Les rites d’un enterrement bouddhiste tendent, de ce fait, à faciliter la libération de l’esprit de son enveloppe corporelle.

Les rites funéraires bouddhistes

Il est difficile de dresser la liste des rituels funéraires bouddhistes et de décrire le déroulement de funérailles bouddhistes, tant il existe d’écoles de pensée et de courants différents. Il y a tout de même quelques pratiques communes à tous les bouddhistes :

  • La sérénité : Les pleurs et les lamentations sont à éviter lors d’une cérémonie funéraire bouddhiste, afin de ne pas perturber le transfert de l’esprit hors du corps, vers sa renaissance.
  • La position du corps : Le corps doit être manipulé le plus tardivement possible et toujours en commençant par le haut du crâne, encore une fois pour faciliter le transfert de la conscience. Il doit être positionné comme bouddha à sa mort, sur le coté droit, la main droite sous la joue et la gauche le long de la cuisse (position du lion allongé).

La religion bouddhiste laisse beaucoup de liberté à ses adeptes en ce qui concerne leur corps après le décès. Crémation, don d’organes, don de son corps à la science, tout est permis chez les bouddhistes. Le cérémonial est très simple, le cercueil sans fioritures. Le plus important est l’accompagnement du défunt par ses proches. La tradition veut que la famille soit présente tout au long de la crémation, mais les mesures de sécurité françaises ne l’autorisent pas. En revanche, beaucoup de crématoriums disposent d’un système vidéo ou d’une vitre, permettant d’assister à la crémation. Celle-ci peut être suivie d’une cérémonie dans une pagode ou un temple, qui consiste en chants religieux et en offrandes.

Comment s’habiller pour un enterrement bouddhiste ?

 

Le bouddhisme n’apporte que peu de valeur aux gestes matériels et il n’existe pas de lois strictes, mais plutôt des rituels hérités des coutumes locales. En France, la famille la plus proche est généralement vêtue de blanc. Le reste de l’assemblée est habillé en noir et les moines éventuellement présents, en habit traditionnel, le kesa. Selon le pays d’origine de la famille endeuillée, les coutumes vestimentaires peuvent changer.

Le défunt est, lui aussi, habillé avec simplicité. Il porte, dans l’idéal, un costume traditionnel blanc. La tenue vestimentaire doit être modeste, ce sont les fleurs de deuil qui sont un élément central des cérémonies mortuaires bouddhistes. Lors d’un enterrement bouddhiste, les fleurs funéraires, omniprésentes, sont blanches.

Avec environ 600 000 fidèles et 350 lieux de culte, le bouddhisme est aujourd’hui la quatrième religion en France. Parmi ces adeptes de la philosophie bouddhiste, beaucoup sont des personnes originaires de divers pays d’Asie, comme le Laos, le Vietnam, le Japon, la Thaïlande ou le Tibet. Mais de plus en plus de bouddhistes sont des convertis issus de la culture occidentale. Les rituels liés à l’accompagnement des morts chez les bouddhistes en France peuvent donc être très divers. Cependant, ils sont peu contraignants. Il est donc tout à fait faisable, pour une entreprise de pompes funèbres, d’organiser des obsèques conformes aux croyances bouddhistes.