Tout savoir sur le transport de corps vers l’étranger.

Le transport funéraire est très encadré en France. Organiser l’inhumation d’un défunt à l’étranger nécessite d’obtenir l’autorisation de transport de corps. Ce transfert implique de bien connaître la législation du pays de départ, mais également du pays d’arrivée.

 

Le transport d’un corps à l’étranger : les démarches administratives

Il faut suivre toute une procédure administrative. Tout d’abord, une demande doit être déposée auprès du préfet du département de décès, contrairement au cas d’un transport sur le territoire français, où la demande doit être faite auprès de la mairie. Il faut envoyer le formulaire de demande d’autorisation de transport de corps dûment complétée. La liste, relativement longue, des pièces à fournir lors de la demande, est consultable sur les sites des préfectures.

Le transport ne peut se faire qu’après la mise en bière. Pour être en conformité avec les lois internationales, le corps doit être acheminé dans un cercueil dit « plombé », c’est-à-dire pourvu d’une enveloppe hermétique en aluminium. Celle-ci est dissimulée sous le capiton, elle est donc indiscernable avant la mise en bière. De ce fait, rien ne vous empêche d’organiser une cérémonie en France avant le départ, même à cercueil ouvert. Les proches n’accompagnant pas le corps jusqu’au pays destinataire peuvent ainsi lui dire un dernier adieu.

Le déplacement de la dépouille peut se faire par avion évidemment, mais aussi par voie terrestre. Le transport aérien n’est pas forcément la solution la plus rapide, puisqu’il faut compter 2 jours minimum pour ce type de transfert. C’est, en effet, le délai minimum nécessaire pour le passage aux douanes et l’obtention des dernières autorisations. De plus, une fois à l’aéroport d’arrivée, le cercueil doit encore être acheminé jusqu’au lieu d’inhumation, qui peut en être éloigné. Dans certains cas de figure, il est donc judicieux d’envisager un rapatriement du corps par la route.

À savoir :

  • Les fleurs ne peuvent pas accompagner le défunt pendant le voyage en avion, quand bien même elles seraient artificielles.
  • La réglementation impose que le bois du cercueil fasse au minimum 22 millimètres d’épaisseur.

Le transport d’une urne funéraire à l’étranger : les démarches administratives

Le transfert d’une urne cinéraire n’impose pas que le transport soit effectué par une entreprise de pompes funèbres. La réglementation est plus souple et vous permet de vous occuper vous-même du rapatriement soit :

  • par tous les moyens de transport dont vous pouvez disposer (voiture, avion, train, bateau, etc.)
  • par envoi postal

Vous avez un délai d’un an, durant lequel l’urne sera conservée au crématorium, pour décider de ce que vous allez faire des cendres du défunt. Les formalités administratives sont plus simples, une simple demande comportant l’acte de décès et le certificat de crémation suffit habituellement. Pour un transport vers l’étranger, renseignez-vous tout de même auprès de l’ambassade du pays destinataire afin de connaître la liste des documents que ce pays exige dans cette situation. En cas de transfert par avion, informez-vous auprès de la compagnie aérienne sur les modalités de transport d’une urne. Certaines compagnies acceptent que l’urne voyage comme bagage à main, mais pas toutes.

Toutes ces démarches peuvent sembler être un obstacle infranchissable au rapatriement d’un corps à l’étranger. Toutefois, ces formalités sont généralement prises en charge par l’entreprise de pompes funèbres que vous aurez désigné pour cela. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un conseiller funéraire, il est apte à répondre à toutes vos questions sur le transfert d’un corps à l’étranger.