Tout savoir sur l’inhumation. Le guide complet.

L’inhumation, couramment appelée enterrement, est le type de funérailles traditionnel en France. Le déroulement des différentes étapes, notamment la cérémonie d’inhumation et les hommages rendus, sont des moments importants dans le travail de deuil. La famille doit organiser les obsèques dans un temps restreint, en respectant un délai d’inhumation légal suite au décès. Retrouvez ici les informations à connaître et les conseils permettant d’anticiper ce douloureux moment, qu’il s’agisse d’une inhumation civile ou musulmane.

Inhumation et cendres funéraires : les choix qui s’offrent à vous

L’inhumation est le fait de mettre en terre le corps du défunt, en lui dédiant une sépulture : ce lieu sera consacré à sa mémoire et se prêtera au recueillement. Traditionnellement conçus en bois, les cercueils peuvent également être fabriqués à base de matériaux dérivés du carton, écologiques et abordables. Le défunt peut être inhumée dans sa commune d’habitation, dans celle où il est décédé ou bien dans une commune où un membre familial est déjà enterré.

L’inhumation, faite en pleine terre ou dans un caveau, est un temps fort de la cérémonie où la famille peut exprimer un dernier au revoir. Des fleurs de deuil sont souvent déposées sur le lieu de culte, au funérarium ou au cimetière. Il est également fréquent de faire ses adieux en prononçant un discours d’inhumation, afin de rendre hommage au défunt, et de choisir des textes ou de poèmes prononcés lors de l’inhumation au cimetière.

Dans le cas d’une inhumation de l’urne, il existe trois possibilités : inhumer l’urne dans une tombe existante, l’enterrer dans une concession en pleine terre ou opter pour une cavurne.

Quelles démarches et délais d’inhumation ?

La perte d’un être cher s’accompagne de certaines démarches administratives incontournables. Les premières formalités doivent être réalisées dans les 24 heures, avec principalement la constatation du décès et la déclaration en mairie. Pour organiser l’inhumation, il faudra en premier lieu solliciter l’accord de la mairie de la commune où la famille souhaite enterrer le défunt.

L’inhumation ne peut intervenir avant les 48 heures qui suivent le décès, ni plus de 6 jours après. Elle se fera au sein d’un cimetière communal, sur une concession funéraire obtenue par la famille. La sépulture sera disposée selon les vœux du défunt (ou de sa famille s’il n’a pas indiqué ses volontés), en respectant le règlement du cimetière. A titre exceptionnel, une inhumation sur une propriété privée pourra être sollicitée.

L’intervention des pompes funèbres est obligatoire : l’entreprise choisie par la famille s’occupera des démarches propres à l’inhumation, en globalité ou en partie. Concernant l’inhumation chez les musulmans, les Imams ont validé l’adaptation aux lois françaises et les appliquent comme étant conformes à leur religion.

Pour conclure, sachez qu’il existe de grandes disparités de prix entre une mise en terre du défunt et une inhumation de l’urne, notamment en fonction des rites funéraires. Même si le moment n’est pas idéal pour faire jouer la concurrence, il est utile de comparer au moins 2 devis de prestataires distincts : les tarifs peuvent en effet varier de 1 à 5 pour une inhumation, les entreprises locales restant globalement plus abordables que les grands groupes.